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 :: HISTORIQUE
:: Genèse des remontées mécaniques
Avant le premier conflit mondial, les aventuriers des transports s’attaquent à l’équipement de la montagne en installant des voies de chemin de fer qui remontent les vallées (arrivée du train au Fayet en 1898) et qui osent même s’attaquer au géant des Alpes avec le Tramway du Mont Blanc. Entre-deux guerres, la voie ferrée n’a plus le vent en poupe, comme le montre l’abandon du projet du TMB au Nid d’Aigle, et l’abandon des projets comme la ligne Le-Fayet - Saint Gervais - Albertville.

Les aventuriers des transports regardent vers un moyen nouveau : la câble.

:: Le pionnier Charles Viard
Un des pionniers de ce nouveau moyen de monter rapidement les pentes enneigées, c’est Charles Viard. C’est lui qui va couvrir les alpages de Saint-Gervais, Megève, les Houches et Argentière de ce fil d’acier si familier du paysage Alpin, à l’origine d’un nouveau souffle pour la montagne : le ski !

Charles Viard est avant tout un forestier et son premier souci à l’époque est de rendre performante son exploitation familiale ; il facilite la descente des bois et améliore les rendements en généralisant la descente par câble, ce téléphérique embryonnaire des bûcherons.
Tout commence les hivers des années 30 avec la rencontre des touristes de plus en plus nombreux, skis de bois aux pieds.

Il les voit peiner pendant des heures dans leurs montées à peau de phoque, pour une descente si rapide… Et constate que son câble , lui, fait l’inverse : il monte à vide pour redescendre les billons de la forêt.

Il songe alors à utiliser ce câble d’exploitation forestière pour transporter des hommes à la place du bois. Deux voyages à l’étranger, l’un en Autriche, le second à Sestrières en Italie, vont finir par le convaincre d’adapter le câble pour remonter les adeptes de la glisse sur bois.

:: 1936 : 1er téléphérique à Saint Gervais
Dès décembre 1936, au départ de Saint Gervais (900 mètres), la nouvelle benne est capable de monter 24 skieurs (144 personne à l’heure) au Bettex (1350 mètres). Soit un dénivelé de 450 mètres sur une longueur de 2400 mètres.

:: 1937 : le Bettex - Mont d’Arbois
Charles Viard propose de continuer l’équipement des crêtes d’Arbois par un téléphérique qui donnerait à Saint Gervais le record de longueur de l’époque (5 km).

En 1937, Charles Viard termine le gros équipement de Saint-Gervais, avec la mise en place du 2ème tronçon Le Bettex - Mont d’Arbois, le premier téléphérique Viard à être équipé par du matériel français : la société Applevage de Paris.

Dès 1937, au départ du Bettex, vingt-quatre personnes peuvent monter, à la vitesse de 5,5 m/s à la pointe du Freddy à 1830 mètres d’altitude, sur une longueur de 2,6 km et un dénivelé de 479 mètres.

:: Evolution des équipements
× 1938 : Premier téléski au Mont-Joux. Ce "monte-pente" à enrouleur se termine par des cadres de bois biplace : les archets.
× 1962 : première dameuse de type bombardier achetée au Canada.
× 1963 : téléski du Bettex
× 1965 : téléski de la Venaz
× 1971 : doublement du téléphérique Bettex - Mont d’Arbois par un télécabine permettant de monter 980 personnes / heure contre 180 pour le seul téléphérique de 1937.

:: Des pioches aux perches
Autre innovation des années soixante-dix, la suppression des remontes-pentes à archets sur tout le territoire de Saint Gervais, et leur remplacement par des téléskis de type Pomagalski à perches individuelles, alors que pendant longtemps, seul le petit téléski des Bosses était doté de cet équipement. Cette mutation commencée en 1970 est menée de front avec le télécabine de 1971 et terminée dès 1972

:: Des pinces fixes aux télésièges débrayables
Cette opération rénovation des téléskis à peine terminée, que la clientèle demande plus de confort, de rapidité et de repos entre les rotations de ski de plus en plus nombreuses. Le télésiège supplante le téléski dans les nouveaux équipements comme Mont-Joux III en 1976, Mont-Rosset en 1981 et Pierre Plate en 1985.
La technologie évolue très vite. Aux nouveaux skieurs avides de fluidité et de rapidité, elle offre la génération des débrayables. Le vieux téléphérique de 1936 doit laisser la place en 1984, au DMC capable de monter 2300 personnes/heure avec ses 33 bennes de 24 places chacune, contre les 360 personnes/heure de la vieille benne rouge.

Cinq ans plus tard en 1989, une nouvelle génération, le TC12 remplace à la fois le téléphérique et le télécabine pour atteindre les crêtes d’Arbois, avec une capacité provisoire de 2100 personne/heure. Mais cet équipement est capable de monter jusqu’à 3000 personnes/heure.

Cette technologie révolutionne aussi les télésièges, en commençant par le Mont-Joux.

:: Flamme Olympique à Saint Gervais, à l’occasion des JO de Grenoble en 1968.


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